DESTINATION TERRE 6 , Exodes et rescapés ; 2ème partie , Les peuples de la mer ; Chapitre 17 : Les guanches

DESTINATION TERRE 6 , Exodes et rescapés

2ème partie , Les peuples de la mer

Chapitre 17 : Les guanches

 

Les guanches

Avant l’arrivée des espagnols , les Canaries étaient habitées par les guanches

L’origine des guanches reste inconnue

Il pourraient arriver d’Afrique , d’Europe ou des Amériques

 

Plusieurs origines sont possibles car les populations de chaque île sont différentes et ne communiquaient pas entre elles

Ce qui tend à confirmer des origines diverses c’est la succession des implantations

Il est d’autant plus difficile de se faire une idée de leurs origines parce que depuis le 15ème siècle , les espagnols ont non seulement christianisé les populations mais ont aussi unifié les dialectes et les traditions

 

Les ethnologues ont distingué deux groupes d’ethnies

Le plus important est de grande taille , supérieure à 1,80 m , imberbe , aux yeux et à la peau clairs , et au front large

Les autres , de taille normale à la peau mate et aux yeux noirs avec un profil convexe

 

Un siècle après l’arrivée des espagnols , les 70 000 Guanches estimés en 1402 n’étaient plus que 20 000 , dus à la résistance à l’envahisseur et à leur mise en esclavage en Espagne

Une épidémie décima la plupart des survivants , les autres ont été hispanisés

 

« Le Canarien » de Boccace

Extraits de la traduction du latin de l’ouvrage de Boccace :

« Le Canarien – Livre de la conquête et conversion des Canaries »

Traduit du latin médiéval par Nathalie Bouloux et Odile Redon :

 

 » (…) La première des îles découvertes a presque cent cinquante mille pas de circonférence ; elle est entièrement rocheuse et forestière, mais abondamment peuplée de chèvres et d’autres animaux ainsi que d’hommes et de femmes nus, au genre de vie et aux usages frustes. Il ajoutait que c’est en cette île que lui et ses compagnons avaient pris la plus grande partie des fourrures et du suif, et qu’ils n’avaient pas osé pénétrer trop avant dans l’île.

De là, se dirigeant vers une autre île presque plus grande que la précédente, ils virent sur le rivage venir à leur rencontre un grand nombre de gens, hommes et femmes, tous presque nus ; certains cependant, qui paraissaient plus importants que les autres, portaient des peaux de chèvre teintes en rouge et en jaune, et, comme on pouvait en juger de loin, très fines et très souples, cousues assez habilement avec des boyaux ;

Et comme on pouvait en juger à leur comportement, il semblait qu’ils eussent un chef, à qui ils montraient tous révérence et respect. Cette foule de gens manifestait son désir d’avoir et entretenir commerce avec ceux qui étaient dans les bateaux. Mais par prudence, lorsque des chaloupes, partant des navires, s’approchèrent du rivage, leurs occupants, ne comprenant absolument pas la langue des insulaires, n’osèrent pas accoster. C’est cependant, rapportent-ils, une manière de parler assez élégante et coulante comme l’italienne. Voyant que personne ne descendait des bateaux, certains tentèrent de les atteindre en nageant, et quelques-uns furent pris : parmi eux, ceux qui furent ramenés.

Ensuite, comme ils ne découvraient plus rien d’utile ici, les marins repartirent. En faisant le tour de l’île, ils trouvèrent que sa partie septentrionale était bien plus cultivée que sa partie australe, y voyant de nombreuses habitations, des figuiers et des arbres et des palmiers – bien que stériles, et des jardins potagers, des choux, des légumes. Pour cette raison, ils débarquèrent vingt-cinq marins en armes, qui, fouillant les maisons, y découvrirent environ trente hommes tout nus qui, terrifiés à la vue des armes, s’enfuirent aussitôt. Entrant dans les maisons, ils virent qu’elles étaient faites de pierres équarries remarquablement taillées, et couvertes de bois gigantesques et très beaux (murs lambrissés !); comme les portes étaient fermées et qu’ils voulaient voir l’intérieur, ils se mirent à briser les portes avec des pierres, provoquant la colère de ceux qui fuyaient, qui se mirent à remplir les lieux de hauts cris. Cependant, une fois les serrures fracturées, ils entrèrent dans presque toutes les maisons, mais ils n’y trouvèrent rien d’autre que des figues sèches dans des petits paniers de palmes, bonnes comme celles que nous trouvons à Césène, du froment beaucoup plus beau que le nôtre, aux grains plus longs et plus gros, et très blanc ; et aussi de l’orge et d’autres céréales dont, conclurent-ils, se nourrissaient les habitants. Les maisons, outre qu’elles étaient très belles et couvertes d’un très beau bois, étaient à l’intérieur si blanches qu’on les aurait dites blanchies à la chaux. Ils découvrirent également un oratoire ou un temple à l’intérieur duquel ne se trouvait aucune image ni aucun ornement, sauf une seule statue, sculptée dans la pierre, qui représentait un homme tenant un globe dans la main, nu, ses parties honteuses couvertes d’un pagne de palmes, selon leur coutume. Ils la prirent et la chargèrent sur leur bateau pour l’apporter à Lisbonne au retour. Cette île est densément peuplée et exploitée ; les habitants récoltent du froment, des céréales, des fruits et surtout des figues. Mais ils mangent le froment et les autres céréales à la manière des oiseaux, ou bien ils fabriquent de la farine, qu’ils mangent cependant sans faire de pain, en buvant de l’eau. (…)  »

 » (…) De là ils abordèrent plusieurs autres îles, au nombre de treize, certaines habitées, d’autres complètement désertes, et plus ils avançaient plus ils en découvraient ; près d’elle la mer est beaucoup plus calme qu’elle ne l’est sur nos rivages et bien que le fond soit propice à l’ancrage il s’y trouve peu de ports. L’eau abonde dans toutes ces îles. Il apparaît que les six îles qu’ils trouvèrent habitées, sur les treize qu’ils abordèrent, sont très peuplées mais elles ne le sont pas également car les unes ont plus d’habitants que les autres.

En outre ils disent que les manières de parler sont si différentes entre les îles que de l’une à l’autre ils ne se comprennent absolument pas. De plus il n’existe aucune embarcation ou autre instrument pour passer d’une île à l’autre, à moins d’aller à la nage.

Ils découvrirent en outre une autre île où ils ne descendirent pas car il s’y voit un prodige. Ils disent en effet qu’il y existe un mont dont la hauteur est estimée à trente mille pas au moins ; on le voit de très loin et quelque chose de blanc apparaît au sommet. Et alors que toute la montagne est de pierre, ce blanc paraît avoir l’aspect d’une citadelle : ils pensent cependant qu’il ne s’agit pas d’une citadelle mais d’une roche très pointue qui semble surmontée d’un mât de la même hauteur que le mât d’un navire, auquel est suspendue l’antenne avec la voile de la grande nef latine creusée en forme d’écu, qui, tirée vers le haut, se gonfle de vent et se déploie largement. Et puis peu à peu on la voit tomber et de la même manière le mât, comme celui d’un navire, et enfin elle remonte et ainsi de suite ; ceux qui ont fait le tour de l’île ont observé ce phénomène de tous les côtés. Croyant qu’il résultait d’incantations magiques, ils n’osèrent pas débarquer sur l’île.

Ils découvrirent bien d’autres choses que Niccolò n’a pas voulu raconter. Il est clair cependant que ces îles ne sont pas riches puisque les marins ont à peine réussi à rentrer dans leurs frais. Les quatre hommes qu’ils ont ramenés, jeunes, encore imberbes, ont un beau visage et marchent nus. Ils ont cependant un pagne ainsi fait : ils ceignent les reins d’une corde d’où pendent des tiges de palme ou de jonc très serrées, longues d’une paume, ou de deux au plus ; celles-ci couvrent le pubis et les parties honteuses par devant et par derrière à moins que le vent ou autre aléa ne les soulève. Ils ne sont pas circoncis ; ils ont les cheveux blond-roux, ils les portent longs presque jusqu’au nombril et ils s’en couvrent, tout en marchant pieds nus.

L’île où ils ont été enlevés est appelée Canarie et elle est plus peuplée que les autres. (…) Une fois sur le bateau, ils ont mangé du pain et des figues et le pain leur a plu, bien qu’ils n’en aient jamais mangé auparavant. Ils refusent complètement le vin et boivent de l’eau. Ils mangent le froment comme l’orge à pleines mains, du fromage et de la viande, dont il y a très grande abondance et de bonne qualité. Cependant ils n’ont pas de bovins, ni chameaux ni ânes mais ils ont beaucoup de chèvres, de brebis et de sangliers. On leur a fait voir des pièces d’or et d’argent, qui leur étaient complètement inconnues. De même ils ne connaissent aucune sorte d’aromates. Si on leur fait voir des bijoux en or, des vases ciselés, des épées ou des glaives, on a l’impression qu’ils n’en ont jamais vu ni possédé.

Ils montrent un sens extrêmement fort de la sincérité et de la justice ; si en effet on donne à l’un d’eux quelque chose à manger, il n’en goûtera pas le moindre morceau avant de l’avoir équitablement divisé et partagé avec les autres.

Leurs femmes se marient et celles qui ont connu des hommes portent des pagnes comme les hommes alors que les vierges vont complètement nues sans éprouver aucune honte à aller ainsi. Ils ont comme nous des nombres, faisant passer les unités avant les dizaines (…)  »

 

Vie des guanches

Les Guanches vivaient en autarcie complète , ile par ile

Ils cultivaient de l’orge , du froment et des légumes secs

La farine de grains d’orge grillés servait à faire le gofio , pâte nourrissante et plat typique des Canaries

Ils élevaient des chèvres , des moutons et des porcs

Les fruits sauvages , les champignons et la pêche complétaient leur alimentation

 

Leur habitat est troglodyte

Leurs vêtements étaient en cuir cousu ou en fibres tressées

Ils fabriquaient des poteries mais ignoraient l’usage du fer

Ils connaissaient l’écriture , l’astronomie et pratiquaient la poésie

On a également découvert des cas de trépanation

Leur législation était élaborée et leur religion avait des rites compliqués

 

La société était hiérarchisée :

D’abord le chef , le mencey , avec sa femme et sa famille

Puis l’assemblée des anciens , puis les nobles , les prêtres et le peuple

Les Guanches apportaient une importance particulière aux femmes

Elles occupaient une place privilégiée dans la communauté

 

Les guanches et la mort

Leurs morts , allongés sur le dos à l’horizontale , étaient déposés dans des grottes à usage de sépultures collectives , aménagées avec des murets pour compartimenter les niches

Les parois des cavernes et le mobilier funéraire des sépultures étaient décorés avec des motifs peints et gravés

 

Nobles et notables étaient déposés dans des tumuli ou des grottes artificielles , souvent regroupées en nécropoles

La hiérarchie se retrouve dans les rituels de momification et la richesse des matériaux dans les sépultures , essentiellement des peaux

 

La momification semble avoir été réservée aux nobles et aux notables

Ils momifiaient leurs défunts en les enduisant de beurre puis une fois séchés au soleil ils étaient embaumés et ensevelis dans des grottes ou dans des tumuli

Sur 370 momies, il a été possible de prélever des viscères et des tissus conjonctifs dont l’analyse a révélé une proportion élevée de sang O négatif

 

Religion des guanches

Le panthéon des guanches est composé par :

Magec ,le soleil , est le chef des dieux

Acahaman , le ciel , est le dieu de la chance

Guayota , dieu maléfique , habitait dans Echeide , l’enfer , avant d’habiter dans le volcan du Teide , est représenté comme un chien laineux

Chaxiraxi , la Déesse–Mère , a été christianisée comme la Vierge de la Chandeleur

Les dieux paredros , divinités masculines domestiques , sont les médiateurs entre les hommes et la Grande Mère Céleste

Ils ont des pouvoirs surnaturels et sont des gardiens

 

La création du monde des guanches

Guayota vivait dans le volcan Teide

Guayota était un démon , le roi du mal

Guayota a enlevé le dieu Magec , le dieu de la lumière et du soleil , et l’a entraîné à l’intérieur du Teide

Les guanches ont imploré Achamán pour leur venir en aide

Achamán est parvenu à mettre en échec Guayota , à sortir Magec d’Echeide et à fermer le cratère du Teide avec un bouchon

Le bouchon placé par Achamán est appelé Pain de Sucre , car c’est un cône de couleur blanchâtre qui couronne le Teide

Un temblement de terre a ensuite fractionné l’île d’Echeide ce qui a créé les sept Iles Canaries :

Tyterogaka ( Lanzarote ) , Erbane ( Fuerteventura ) , Tamarán ( Gran Canaria ) , Achined ( Tenerife ) , Gomera ( la Gomera ) , Benahoare ( le Palmier ) et Ezeró ( le Fer )

Depuis ce temps-là Guayota reste enfermé dans le Teide

Lorsque le Teide se mettait en éruption , les guanches allumaient des feux afin d’effrayer Guayota

S’il arrivait à tout de même à sortir d’Echeyde , ces feux servaient à l’égarer car il se croyait toujours en enfer et passait son chemin

 

La création de l’homme

A l’origine il y avait Achamán , dieu puissant et éternel

Avant lui était seulement le néant et le vide , la mer ne reflétait pas le ciel et la lumière n’avait pas encore de couleurs

Achamán était aussi nommé Abora ou Alcorac

Toutes les créatures lui devaient leur existence , car il a créé la terre et l’eau , le feu et l’air , et la vie qui animaient ces créatures

Achamán habitait dans le ciel et parfois sur les sommets des montagnes

 

Un jour Achamán s’est arrêté au sommet d’Echeyde

De là son oeuvre lui a paru plus belle et parfaite , comme s’il la découvrait pour la première fois

Il a pensé qu’il devait la partager

Il a alors décidé de fabriquer les êtres humains pour qu’ils admirent aussi ce qui était créé pour qu’ils en fassent bon usage

Mais aussi pour qu’ils conservent ce monde en état et en assurent l’entretien

 

Les fêtes et les rites guanches

Les principales fêtes concernent surtout la Déesse-Mère Chaxiraxi , et l’esprit suprême et créateur , Achamán

Ils vénéraient aussi les morts et les ancêtres.

 

La fête du Beñesmer est une fête du calendrier agricole

Lors de cette fête les guanches partageaient du lait , du gofio , de la viande de chèvre ou de brebis

Cette fête a été assimilée au pèlerinage de la basilique de la Vierge de la Chandeleur Après la colonisation , la christianisation a assimilé la déesse Chaxiraxi et la Vierge de la Chandeleur

Sa fête a lieu le 2 février au lieu du 15 août pour recouvrir la date de la fête de la Déesse–Mère

 

La fête de l’année nouvelle guanche a ainsi été assimilée à la fête de la Saint Jean

 

Les fêtes de la Romería de l’Aide à Güímar, du Corpus dans la vallée de l’Orotava , et du Poleo à Icod de Los Vinos , sont des anciennes traditions guanches

 

A Icod de los vinos se trouve un dragonnier qui aurait 2500 ans

Le dragonier , arbre symbole de Ténériffe , était sacré pour les guanches , qui l’utilisaient pour fabriquer des remèdes de médecine naturelle

 

Langue des guanches

L’alphabet des guanches a été recueilli par les premiers missionnaires envoyés aux Canaries

Il ressemble aux alphabets des langues phéniciennes ou du carthaginois

 

Les linguistes ont établi des connexions entre le guanche et les dialectes parlés par les touaregs et par les berbères

Des traces d’influence arabe y sont reconnues

 

On a découvert plusieurs pétroglyphes dans les îles de l’archipel avec des caractères inconnus , mais nous avons vu dans le chapitre précédent que les pétroglyphes sont mayas

 la_palma-gravures

Gravures Guanches , Iles Canaries

Photo Luc Viatour : http://www.Lucnix.be

Photo Wikipédia CC : Angrense

 

Découverte des Canaries

En 1402 , Jean de Béthencourt fit la découverte et la conquête des îles Canaries

Jean de Béthencourt reçut le titre de Seigneur des îles Canaries par son suzerain le roi Henri III de Castille qui avait financé l’expédition à la condition qu’il lui ferait hommage des terres à conquérir :

C’est ainsi que les Canaries sont devenues espagnoles

 

Il fut surpris d’y découvrir des hommes à la peau blanche aux cheveux blonds ou roux et aux yeux bleus et qui vivaient à l’âge de pierre

Les Pères Bontier et Le Verrier , chapelains de l’expédition Béthencourt :

« Assurent que se trouvait à Fuerteventura un homme d’une taille gigantesque qui se

trouvait en défense d’un village que les hommes de l’expédition attaquaient. Sa taille était de neuf pieds. »

Ce qui fait environ 2,70 mètres

 

Les Français furent étonnés de voir que les guanches se croyaient seuls au monde

Ils étaient persuadés d’être les derniers survivants d’un terrible cataclysme qui avait eu lieu il y a plusieurs milliers d’années et qui aurait anéanti l’humanité

 

Au nom de la « civilisation » chrétienne , les guanches furent exterminés ou réduits en esclavage

 

Histoire des guanches

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent , les premiers à s’installer aux Canaries furent les atlantes à partir de – 6612 , puis les ibères à partir de – 4311

Après – 3000 et l’engloutissement d’Atlantide , ce sont les mayas qui arrivent

Mais s’ils sont bien les principaux occupants , ils ne sont pas les seuls , ils cohabitent avec des ibères et des basques et autres peuples de la mer

Vers – 1200 commence l’extinction des peuples de la mer , et ce sont les phéniciens qui arrivent à leur tour

Vers – 814 , c’est les carthaginois qui succèdent aux phéniciens

 

Platon au 4ème siècle avant J.C. décrit les guanches comme de grands hommes blonds qui maîtrisent la métallurgie et vivent dans des cités

Les guanches du 15ème siècle avaient perdu tout ce savoir qui leur était venu des peuples de la mer

La prédominance du groupe sanguin O des guanches les rapprochent des peuples de la mer : basques , ibères , vénètes , étrusques , etc …

 

Et à partir de – 146 , date de destruction de Carthage par les romains , c’est ces derniers que l’on va apercevoir dans l’archipel

Le roi de Mauritanie Juba II , qui devint roi en 13 après J.C. , a envoyé des navires pour explorer l’archipel et commercer avec ces peuples prospères

L’île de Ténériffe avec ses palmiers dattiers était appelée Junonia

 

A Tarfaya , en berbère: ⵟⴰⵔⴼⴰⵢⴰ , anciennement Cap Juby , et Cerné au 4ème siècle après J.C. , les arabes commerçaient avec les Canaries et ont ramené une momie guanche enveloppée d’une peau de lion

Sachant qu’il n’y a jamais eu de lion dans les Canaries , cet article rare et précieux a forcément été importé

 

A partir de – 146 , et jusqu’en 994 , avec l’expédition du capitaine Ben Farroukh , ce sont les berbères qui viennent s’additionner aux populations en place

Les berbères ont été chassés de leurs terres par l’invasion des musulmans et ensuite durant plus d’un millénaire il y aura de nombreux réfugiés qui viendront grossir cette communauté

 

Al Idrissi relate vers 1100 , une dernière tentative d’invasion par les magrûrins , aventuriers maures , repoussée par les berbères des Canaries

Puis l’archipel vivra tranquillement , car isolée , du 8ème siècle à 1402 , mais y perdra aussi toute sa technologie

 

En fait les guanches sont un mélange de populations plus ou moins refugiés sur ces iles et qui ont su y survivre avec une prospérité suffisante :

Atlantes , égyptiens , mayas , basques , ibères et autres peuples de la mer , phéniciens carthaginois , romains et berbères

 

Mais pendant leurs 300 ans d’isolation du reste du monde , l’archipel a subi un grand cataclysme qui a enfoncé leurs iles dans la mer

C’est pourquoi on y voit des ruines de cités et d’infrastructures routières et portuaires immergées

Ce cataclysme a non seulement englouti leurs cités portuaires , mais a enlevé aux survivants réfugiés sur les sommets , la technologie dont ils bénéficiaient auparavant

 

C’est surement ce cataclysme qui , croyaient-ils , avait décimé la terre entière , qu’ils ont raconté aux conquérants espagnols et non au tsunami qui a englouti Atlantide 4300 ans plus tôt

 

Pour eux ces 300 ans , ont duré des millénaires mais il devait quand même rester également dans les mémoires , des traces de l’ engloutissement d’Atlantide

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A propos DOUGLAS MOONSTONE

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