DESTINATION TERRE 7 , Mu et les autres mondes ; Chapitre 12 : Die Suche

DESTINATION TERRE 7 , Mu et les autres mondes

Chapitre 12 : Die Suche

 

 

Légendes

Lintz a bien traduit dans « Kásskara und die Sieben Welten » , La légende de Yucca , que je vous avait d’ailleurs déjà livrée dans DESTINATION TERRE 3 , La dissolution des dieux

Je ne voudrais pas vous priver de la seconde légende, Die Suche : La recherche , transcrite par Joseph F. Blumrich , alors je vous en ai fait la traduction

Je vous en souhaite une agréable lecture

 

La recherche

L’histoire que je vais vous raconter maintenant concerne mon lieu de naissance , Oraibi.

Elle eu lieu il y a très longtemps

Oraibi avait été créé longtemps avant et était déjà devenu un grand village. Beaucoup de gens y vivaient et avaient des maisons, dont certaines avaient cinq

étages .

Les gens qui y vivaient disposaient de l’eau provenant des nombreuses sources des basses terres.

La plus importante est la source Flute qui existe encore aujourd’hui.

Elle est située à environ 800 mètres à l’ouest d’Oraibi.

C’était le travail des femmes de rapporter l’eau à la maison de l’une de ces sources, et elles avaient l’habitude d’y aller tous les après-midi en groupe.

 

Parmi elles , il y avait une jeune fille nommée Panáyanem qui signifie « la femme qui vit dans l’eau. »

Un après-midi d’été, il faisait si chaud qu’elles sont toutes montées dans les derniers étages de leurs maisons pour profiter de l’ombre et du vent frais.

Elles faisaient cela volontiers les chaudes journées d’été

Au cours de l’hiver elles descendaient au rez-de-chaussée ou au sous-sol, pour se préserver du froid , dans ces maisons que nous appelons maisons Kivas

 

Cet après-midi là , il faisait très chaud et toutes les femmes étaient assises sur les

toits, mais Panáyanem décida d’aller quand même chercher de l’eau.

Elle prit la grande cruche, d’environ vingt litres d’eau, et la citrouille qu’elle utilisait pour remplir la cruche

Elle partit sur le chemin étroit, qui descendait de la falaise

Il n’y avait personne , même les enfants ne jouaient pas en bas dans les collines de sable.

 

Le long du chemin un surplomb sculpté dans le rocher offrait de l’ombre

Elle souhaitait s’y reposer un moment pour se rafraîchir.

Quand elle arriva au surplomb, il y avait déjà là un jeune homme.

La jeune fille connaissait bien sûr tous les jeunes hommes de la région , mais celui-ci , elle ne le connaissait pas :

C’était un étranger

Il portait des vêtements splendides

À cette époque, personne n’était aussi bien habillé que les Kachinas pendant les

cérémonies

Panáyanem en fut très surprise.

Elle s’arrêta et lui dit :

« Il fait bien frais ici, n’est-ce pas? »

Et l’étranger lui répondit :

« Pourquoi ne restez-vous pas ici un moment pour vous rafraichir »

Alors elle s’est assise à côté de lui

Il y avait juste assez de place à l’ombre pour tous les deux.

 

L’étranger avait une belle chevelure lisse qui lui allait presque jusqu’à la taille. Une ligne rouge était peinte d’une joue à l’autre traversant son nez.

Sur sa poitrine un collier de coquillages de différentes tailles faisait un joli son quand il bougeait

Sous les genoux il portait de belles jambières tissées et sur le bras il avait un ruban qui représentait des flocons de neige.

Elle a tout de suite compris qu’il devait être de haut rang.

 

Ils ont parlé un peu ensemble et étonnamment elle oublia de lui demander qui il était et d’où il venait

Le jeune homme lui a dit qu’il allait l’accompagner jusqu’à la source

Elle accepta et ils allèrent ensemble à la source de Flûte.

Ils restèrent là un moment puis le jeune homme lui dit qu’il devait repartir

A ce moment seulement elle lui demanda où était sa maison

« L’univers est mon domaine » lui répondit-il

Elle s’éloignât juste de quelques pas de la fontaine, et quand elle se retourna il n’était plus là

Sur le chemin du retour elle ne vit personne.

Ses parents furent très étonnés quand elle leur raconta cet évènement :

Sa rencontre avec un beau jeune homme très bien habillé

Elle leur raconta aussi la finesse de son langage qui n’avait rien de commun avec celui des villages de la région

Ils en parlèrent encore longtemps mais n’ont pas pu trouver d’explication à ce qui s’était passé.

La jeune fille voulait vraiment le revoir, mais il n’est jamais revenu.

 

Un jour, elle se rendit compte qu’elle attendait un enfant

C’était très étrange, parce qu’elle n’avait eu aucune relation avec les garçons du village, bien que beaucoup d’entre eux venaient la voir le soir quand elle concassait le maïs.

Elle n’avait pas eu non plus de relation avec l’étranger

Ses parents voulaient absolument savoir qui était le père de l’enfant car à cette époque notre peuple avait une coutume stricte sur ce sujet

Une femme qui avait un enfant devait être mariée

Les parents étaient à blâmer pour n’avoir pas élevé assez strictement leur fille , et ce n’était pas bon non plus pour la fille

 

Malgré tout cela , le père de Panáyanem décida de faire une couverture pour l’enfant. Cette couverture est un cadeau très important pour un nouveau-né, c’est l’une des possessions les plus importantes pour un Hopi.

On l’appelle Guoquílahoya, la couverture sainte , et le hopi la conserve jusqu’à la fin de ses jours.

La tradition existe toujours et les gens de notre tribu font encore de telles couvertures.

Il faut beaucoup de temps pour faire une couverture.

Les fils doivent être arrachés au coton, être lavés, tissés et teints.

Chaque couverture a deux couleurs, et les couleurs et motifs sont différents pour les garçons ou les filles

Sa femme et sa fille ont aidé le père, de sorte qu’il pourrait bientôt commencer le tissage.

Tout était prêt pour recevoir l’enfant quand les douleurs ont commencé.

La grand-mère a appelé les femmes de la famille , et peu de temps avant le coucher du soleil , l’enfant était né.

On s’aperçut alors qu’un deuxième enfant arrivait

Quelques heures plus tard , il était presque minuit quand le jumeau arriva

C’étaient tous deux des garçons.

Les grands-parents étaient très heureux, parce que les deux garçons leurs donneraient plus tard une aide très utile.

 

Les enfants ont été lavés ainsi que le corps de la mère

Tout s’est bien passé selon le cérémonial traditionnel

Les cordons ombilicaux ont été préparés.

Une moitié de chaque a été enroulé autour d’un bâton et placé dans la maison où ils sont nés

Les deux autres moitiés ont été rajoutées dans un sanctuaire où se trouvent les cordons ombilicaux de tous les enfants nés à Oraibi

C’est pour attester en permanence l’existence de toutes ces nouvelles vies dans l’univers.

 

Lorsque tout cela a été fait, quelque chose d’étrange s’est passé

Au-dessus du village est apparu une lumière vive.

C’était une lumière étalée , comme l’aurait fait une voile.

Elle était au-dessus de la maison où les jumeaux étaient nés et s’étendait dans la partie sud-ouest du village quasiment sur le chemin de la source Flute

C’était pour les parents de la jeune fille la preuve que ce qu’elle leur avait dit était vrai

Ils se rendirent compte que le père des jumeaux était apparu.

Mais dans le village on a beaucoup jasé de la fille avec ses jumeaux dont on ne connaissait pas le père.

Panáyanem avait des amies dans le village, mais toutes se sont écartées d’elle et de ses parents, et sa vie est devenue triste.

 

Quand les enfants grandirent, sa mère souffrait tellement de ces médisances

qu’elle a commencé à les négliger.

Lorsque les enfants eurent environ dix ans et que leurs grands-parents n’étaient plus là , Panáyanem alla dans d’autres villages, où elle pouvait danser et où les garçons étaient plus amicaux et faisaient plus attention à elle

Un jour où elle est revenue au village et ses enfants lui ont demandé de l’aide

Elle leur dit:

« Vous n’êtes pas mes enfants, demandez à votre père de s’occuper de vous »

Les deux frères étaient depuis longtemps à la recherche de leur père

Leur mère ne leur avait jamais parlé de lui

Leur grand-mère leur avait dit avant sa mort qu’il était un homme très spécial.

Mais bien sûr , cela ne leur suffisait pas.

Souvent ils se demandaient où ils pourraient le trouver.

Les autres enfants et les adultes à Oraibi leurs avaient souvent dit qu’il devait venir

venir de la montagne enneigée , Navatikiovi

Leur père venait peut-être de là

 

Au printemps quand les jours sont devenus plus chauds, les jumeaux se sont décidés d’aller à Navatikiovi pour chercher leur père.

Une gentille voisine leur a préparé un Orni, un aliment très nutritif composé de pousses de maïs et de Pík’ami

Puis ils ont pris leurs couvertures et la petite cruche que leur grand-mère leur avait donné et ils se dirigèrent vers l’ouest.

Ils se sentaient très seuls et ont pleuré pendant ce premier jour.

La nuit, ils dormaient dans un endroit appelé Yungyachaivi , « Où l’écureuil court. » Le lendemain, ils s’arrêtèrent à Kachina Point, le sommet d’une falaise rocheuse au-dessus de la rivière

Le troisième jour, ils ont atteint la forêt après une longue marche

Comme c’était printemps, beaucoup de noix que les animaux avaient oubliées pendant l’hiver étaient restées sur le sol

Ils les ont ramassées le quatrième jour et n’en ont fait qu’une bouchée

Le cinquième jour , ils ont commencé à escalader la montagne.

Ils sont arrivés dans une grande forêt de pins.

Ils étaient très fatigués et n’avait atteint qu’environ la moitié de la montagne.

Au coucher du soleil, ils atteignirent le sommet d’une petite colline

Il n’y avait pas d’arbres, mais au milieu de la clairière il y avait un bâtiment qui ressemblait à une Kiva.

Ils avaient peur, peut-être était-elle habitée par des gens méchants, mais leur désir de retrouver leur père était le plus fort

Les deux frères se sont approchés avec précaution et sont montés sur le toit plat de la Kiva.

 

De là ils ont entendu une voix amicale qui les a invité à descendre par l’échelle

Ils sont arrivés dans une pièce où ils il y avait plus de femmes que d’hommes, tous des Kachinas, comme ceux des cérémonies d’Oraibi

La femme qui les a accueilli était une mère Hahá-i.

Elle leur a offert un repas que les jumeaux ont avalé goulument

Ce n’était évidemment pas un très bon comportement, mais ils avaient tellement faim!

Quand leurs estomacs furent pleins, ils s’endormirent immédiatement.

La sympathique Hahá-i leur a donné le lendemain matin un nouveau repas et leur a posé quelques questions.

Les deux frères lui dirent qu’ils étaient à la recherche de leur père, qui était certainement l’un des leurs et qu’ils espéraient le trouver ici

« Oh, oui», répondit-elle , « nous connaissons votre père.

Il était même ici hier soir, mais vous ne l’avez pas vu parce qu’il devait partir très tôt

Les jumeaux étaient très excités, mais sans le montrer ils ont demandé: « Où pouvons-nous le trouver maintenant

« Hahá-i a dit qu’elle les aiderait parce que c’était les enfants de leur père et parce qu’elle connaissait leur triste vie à Oraibi.

Elle a également déclaré qu’aucun des Kachinas ne les aurait aidés, parce qu’il n’est pas encore temps d’intervenir, mais le temps viendra un jour.

Mais comme ils étaient là maintenant, elle allait les aider.

« Il va d’un endroit à l’autre pour bénir la terre », dit-elle , et si vous le suivez, vous le rencontrerez quand le temps sera venu

Il sera avec vous en tant qu’esprit parce que vous faites partie de lui et donc vous surmonterez tous les obstacles

Mais il ne peut se montrer que plus tard.  »

Les frères étaient très heureux en entendant cela, et ont repris courage.

 

Du toit plat de la Kiva, Hahá-i leur a montré une montagne au nord

Vous voyez ce nuage qui a donné de la pluie et au-dessus un bel arc en ciel.

«C’est votre père », dit-elle,

« C’est l’un de ses devoirs de bénir la terre avec de l’eau.

C’est loin , levez-vous, et vous y parviendrez.  »

La montagne qu’ils ont vu était Tokóonavi, la « Montagne solidifiée ».

De loin , elle semble noire et sans vie

Près de son sommet vivaient des Kachinas

Lorsque les jumeaux y sont arrivés après cinq jours de marche , ils ont été accueillis

amicalement et ont reçu de la bonne nourriture.

Mais on leur a dit que leur père était parti vers l’est.

Le lendemain matin, la femme Kachina les a emmenés sur le toit de la maison Kiva et leur a montré un brouillard loin à l’horizon.

Il y avait un grand nuage là aussi, mais ils n’y avait pas d’arc-en-ciel.

C’était dans la région qui maintenant s’appelle Salápa pour nous et Mesa Verde pour toi.

Nos ancêtres ont longtemps habités là-bas

Le nom Salápa signifie « Source de l’épicéa », votre père est là-bas maintenant!

 

Une nouvelle fois, les enfants ont reçus à manger et à boire puis ils se sont mis en route.

La femme Kachina leur avait assuré que rien ne leur arriverait parce qu’ils appartenaient désormais aux Kachinas.

Cette fois, ils n’avaient pas un but fixe, mais au cinquième jour, ils ont vu une brume à côté d’une colline.

Ils y sont allés et ont trouvé une Kiva.

Ils y ont été reçus avec la même gentillesse et hébergés comme auparavant

Ils ont encore entendu les mêmes mots:

« Votre père n’est pas là. »

Mais la femme Kachina a dit:

« Vous allez rattraper votre père.  »

Elle a montré le sud, presque dans la direction d’Oraibi.

« Demain, il sera au sud et à l’est de la grande montagne, mais si vous allez à cet endroit là-bas, il y sera là , et vous le rencontrerez.

Vous avez déjà entendu parler de cet endroit , c’est Kíishiva, la source dans l’ombre. »

C’est la source où est prélevé l’épicéa pour la danse sacrée

Mais pour pouvoir couper un épicéa vous devez apporter des plumes de prières

 

Les prochains jours seraient difficiles pour les jumeaux

Ils durent traverser des rivières et des montagnes, mais ils avaient bien mangé, et étaient heureux parce qu’ils savaient qu’ils verraient bientôt leur père.

Ils savaient aussi dans quelle direction il fallait aller, car ils voyaient une colonne de brume dans le ciel, et la femme Kachina leur avait dit que c’était leur but

Cette brume, qui montait au ciel, signifiait aussi qu’elle était là pour aider de bonnes personnes.

A la source il y avait eu un village , mais c’était il y a longtemps.

Comme les jumeaux arrivaient au sommet d’une colline, ils y ont trouvé une kiva comme la fois précédente

L’accueil fut amical et la nourriture abondante

A peine après avoir mangé , ils se sont endormis

Ils se sont réveillés avant l’aube.

La mère Hahá-i leur a donné à manger à nouveau, et leur demanda pourquoi ils étaient venus et ce qui leur est arrivé.

Les jumeaux ont raconté la triste histoire de leur vie d’Oraibi, et que leur mère les avait renvoyés , que leurs grands-parents étaient morts et de leur désir de retrouver leur père.

Auprès du feu se tenait un vieillard qui ressemblait à un prêtre Kachina.

Quand il a entendu la triste histoire des deux frères, sa bouche se tordit et les larmes commencèrent à se répandre sur ses joues

C’était le vieil homme Hehéya.

Il apparaissait dans les cérémonies de nos villages avec sa bouche déformée et des lignes de couleur arc-en-ciel des yeux aux joues , comme le feraient des larmes.

 

Les frères venait de terminer leur histoire, comme le premier rayon de soleil apparu à l’horizon , et soudain, il y a eu sur le toit plat un bruit comme celui du tonnerre

La mère Hahá-i a dit, comme si elle parlait à quelqu’un:

« Bonjour à la maison. »

Et aux frères:

« Votre père est là.

Il apparait toujours avec le bruit du tonnerre.  »

Ils l’ont vu alors descendre de l’échelle

Il était vêtu avec un manteau blanc comme un flocon de neige et brillant comme des diamants , et avec ses colliers de coquillages il avait l’air très majestueux.

Les jumeaux étaient effrayés et excités ; C’était leur père!

Ils voulaient courir ver lui, mais ils ne pouvaient rien faire , ils étaient immobilisés

L’homme , grand et jeune , avait un bouclier brillant comme ses vêtements.

Deux lignes noires étroites partageaient la surface rayonnante du bouclier en quatre parties

La mère Hahá-i s’est approchée de lui et l’a aidé à déposer son harnachement et l’a accroché dans une pièce attenante

Dès son retour à la Kiva , elle dit:

« Maintenant, allez saluer votre Père  »

Alors ils ont pu l’embrasser et étaient très heureux.

Leur père leur dit:

« Oh, j’ai toujours su, ce qui vous est arrivé, mais le temps n’était pas encore venu pour vous aider.

Mais maintenant, vous êtes ici.

Il ne vous reste plus qu’un devoir à accomplir puis nous serons toujours ensemble.  »

Les jumeaux étaient heureux d’être avec leur père, qui était vraiment un être exceptionnel

Ils savaient qu’il devait partir pour accomplir sa mission mais qu’il serait de retour le lendemain matin

Ils savaient qu’il ne craignait rien grâce à son manteau et son bouclier étincelant

 

Hehéya dit alors que le temps pour la danse du culte était proche et dit aux jumeaux :

«Je vais vous préparer.

Vous retournerez au village et ceux qui vous ont maltraités seront punis.  »

Les jumeaux ont alors appris une chanson qu’ils devaient chanter à Oraibi.

C’était une belle chanson avec une belle mélodie que nous connaissons encore aujourd’hui et qui raconte qui ils étaient et ce qu’ils ont enduré.

 

Un jour, une femme, que nous appelons la femme du tonnerre est allé dans la petite chambre et a apporté une cruche.

Il n’y avait pas loin à aller et elle n’était pas trop grosse ce qui a permis à l’un des frères de la porter sous son bras

Elle était enveloppée dans du cuir de chevreuil.

Leur père , en leur montrant la cruche leur a dit que c’était très dangereux et qu’il ne fallait jamais l’ouvrir au mauvais moment et surtout sans savoir ce qui s’y trouve.

Puis la femme du tonnerre l’a ramenée dans la petite chambre

 

Des vêtements de Kachinas ont été fabriquées pour les jumeaux parce qu’ils appartenaient aux Kachinas.

Puis est venu le jour où Hehéya est allé avec eux à Oraibi.

Les jumeaux l’avaient appelé oncle, et donc les Hopi l’appellent aujourd’hui

aussi « oncle Hehéya ».

 

Quand ils arrivèrent après quelques jours de voyage aux environs d’Oraibi, la danse avait déjà commencé sur la place du village

Ils attendaient sur la colline de Betátokoóvi juste au nord d’Oraibi, jusqu’à ce que l’oncle Hehéya ait déclaré à midi que c’était maintenant le temps de descendre. Cependant, ils ne sont pas allés directement sur la place du village, mais ont longé l’ouest du village jusqu’à un grand rocher près de la maison où ils habitaient

Là Hehéya les laissa seuls et les quitta

Ils se tenaient sur le haut du rocher et regardaient vers le sud, d’où leur peuple étaient venus il y très longtemps

Ils ont alors commencé à chanter leur chanson magnifique et triste, et l’ont accompagné avec de petites cloches d’argile que le Hahá-imana avait faites à Kishisha.

Mais personne ne les a entendu et ou ne les a vus, parce que tout le monde regardait la danse sur la place du village.

 

Une femme dans le village s’est alors rendu compte qu’elle n’avait plus assez d’eau Comme elle attendait les invités de la danse, elle a pris sa cruche, et partit pour la source Flute

Soudain, elle entendit une belle chanson, regarda autour d’elle et découvrit les deux frères au-dessus d’elle sur la roche.

Elle se précipita vers la Source, aussi vite qu’elle le pouvait, et sur le chemin du retour elle resta un instant pour écouter les deux frères .

Comme dans la chanson , la mère des jumeaux était nommée , elle pensa que cela pouvait être les deux frères disparus.

Elle a aussitôt couru vers le village et a raconté au chef du village que des enfants chantaient sur le rocher

Le chef est alors allé avec elle et a vu les jumeaux, qui chantaient toujours

Il les a reconnu immédiatement et a été heureux de voir qu’ils étaient habillés comme des Kachinas.

Il prit dans sa poche de la farine de maïs , leur tendit et les pria de venir avec lui sur la place du village.

Les jumeaux cessèrent de chanter et le suivirent.

Les Kachinas entretemps avaient terminé leur danse sur la place du village et ils étaient partis.

Le chef a mené les frères au Pahóki

C’est un important autel sur les places de tous nos villages, là où sont placées les plumes de prière.

Le Pahóki avait environ 60 cm de hauteur, et le chef a demandé aux frères de monter dessus afin que tous puissent les voir.

Ils ont alors recommencé à chanter , et bientôt tout le monde se tenait autour d’eux pour les voir et les entendre

Les frères avaient été informés à Kíishiva de ce qui allait se passer et sur le chemin vers la place du village, ils avaient averti le chef du village de sorte qu’il était prêt. L’un d’eux portait le pichet sous le bras.

Ils ont cessé de chanter et sont descendu du Pahóki quand leur mère est arrivée en courant.

Comme on le lui avait dit, le garçon arrachât le cuir du pichet

Un terrible éclair en est sorti et a foudroyé la mère devant leurs yeux.

C’est ce que l’oncle Hehéya leur avait dit

Le temps de la punition était enfin venu et cela devait être un exemple pour les autres.

Et maintenant leur mère a été punie!

Le chef est venu et a parlé à tous les gens sur la place et leur a dit que c’était un avertissement pour tout le monde.

 

Le beau jour de la danse était devenu une triste journée, mais cela devait être une leçon pour eux.

Il a demandé aux deux frères où ils voulaient vivre, et ils ont déclaré qu’ils voulaient revenir chez les Kachinas , auxquels ils appartenaient.

Il les a accompagnés hors du village, et il les pria de revenir, pas avec colère, car le jugement avait été exécuté, mais pour bénir le village

Les frères sont alors descendus à la source de la Flûte et se sont transformés en un nuage qui monte du sol et qui se dirigea vers l’ouest , vers les montagnes enneigées de Novavatikiovi.

Et quand les enfants voient aujourd’hui deux nuages sur ces montagnes ils disent: « Les deux frères nous regardent ».

 

Die Suche : La recherche

Conte hopi raconté à Joseph F. Blumrich, par Ours Blanc , de 1976 à 1979 en anglais

Transcris par Joseph F. Blumrich en allemand dans son livre :

Kásskara und die Sieben Welten

Traduit de l’allemand en français par Douglas Moonstone pour son livre :

DESTINATION TERRE 7 , Mu et les autres mondes

Copyright 2017

 

Les Kachinas

Les kachinas sont des esprits , mi-dieux mi-hommes :

Esprits du feu , de la pluie , du serpent , etc …

Les légendes où des jeunes filles sont enceintes de Kachinas avec uniquement des relations spirituelles sont nombreuses

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Kachina dancers of the Hopi pueblo of Shongopavi, Arizona, USA

Taken between 1870 and 1900 by Underwood & Underwood Publishers

Photo Wikipédia Domaine Public : Chetvorno

 

Les Kachinas viennent visiter les hopis pour les fêtes rituelles où ils sont représentés par des danseurs masqués et costumés

Les principales danses sont :

Soyalangwu au solstice d’hiver

Powamuya en février

Niman après le solstice d’été

 

A l’occasion de ces danses , des poupées en bois de couleurs vives , nommées kachinas et représentant les danseurs , sont offertes aux enfants , pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits

 

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A propos DOUGLAS MOONSTONE

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